
Chargement de l'image...
Province de Chtouka-Aït Baha : l'École Nationale Supérieure des Industries Alimentaires et de la Biotechnologie de Biougra ouvre ses portes en présence d'une délégation officielle
Le Wali de la région Souss-Massa et le Gouverneur de la province ont présidé le lancement officiel de la nouvelle école à Biougra, qui accueille 73 étudiants et étudiantes pour sa première année universitaire.
En présence d’une délégation officielle, l’École Nationale Supérieure des Industries Alimentaires et de la Biotechnologie de Biougra a officiellement ouvert ses portes à l’occasion de la nouvelle rentrée universitaire.
La cérémonie de lancement officiel a été présidée par M. Saïd Amzazi, Wali de la région Souss-Massa, et M. Mohamed Salem Sebti, Gouverneur de la province de Chtouka-Aït Baha, en présence du Président de l’Université Ibn Zohr, ainsi que de plusieurs élus et représentants des institutions et acteurs concernés.
Dans son allocution, le Président de l’Université Ibn Zohr a souligné que la création de cette école constitue une étape importante dans le développement de l’offre universitaire de l’Université, à travers son enrichissement et sa diversification. Il a également mis en avant le principe de justice territoriale en matière de formation, en rapprochant les établissements universitaires des étudiants dans les différentes zones de la région.
Il a par ailleurs insisté sur le rôle de l’université en tant que levier du développement territorial et sur le caractère particulier de cette nouvelle école, considérée comme un établissement à vocation spécialisée et à dimension nationale. Celle-ci devrait contribuer à répondre aux besoins et aux enjeux de l’environnement économique de la province de Chtouka-Aït Baha.
De son côté, le Wali de la région Souss-Massa a qualifié l’ouverture de cet établissement de moment historique, estimant qu’elle constitue une réponse à une demande portée collectivement depuis plusieurs années et une étape importante dans le renforcement de l’offre universitaire au niveau provincial.
Il a également souligné que ce projet s’inscrit dans une vision visant à faire émerger progressivement un pôle universitaire à Chtouka-Aït Baha, capable d’accompagner les transformations économiques et sociales que connaît la province. Il a, à cette occasion, salué l’engagement des différents intervenants aux niveaux régional et provincial ayant contribué à la concrétisation de ce projet, tout en évoquant les perspectives prometteuses de son développement à travers l’ouverture sur des partenaires et des universités internationales.
Pour sa part, le Gouverneur de la province de Chtouka-Aït Baha a souligné le caractère exceptionnel de cet événement, le considérant comme la concrétisation d’une ambition portée depuis plusieurs décennies par la population de la province, notamment en faveur de la création d’un pôle universitaire multidisciplinaire.
Il a également mis en avant l’importance de l’économie du savoir et la nécessité d’accompagner la dynamique de développement que connaît la province. Il a relevé que l’implantation de cette institution dans une région reconnue pour son dynamisme agricole, sa production et ses activités de commercialisation répond à un besoin réel en matière de recherche scientifique, de formation spécialisée et de ressources humaines hautement qualifiées.
Le Gouverneur a, par ailleurs, salué les efforts déployés par les différentes composantes de la province et leur contribution au plaidoyer en faveur de ce projet, ainsi que leur mobilisation pour permettre sa concrétisation.
À cette occasion, une présentation détaillée a été consacrée aux missions et aux fonctions pédagogiques de l’établissement. Sa création s’inscrit dans le cadre de l’élargissement de l’offre de formation de l’Université Ibn Zohr et du renforcement de son ouverture sur son environnement socio-économique.
L’école ambitionne notamment de répondre aux besoins du marché de l’emploi dans les domaines des industries alimentaires et de la biotechnologie, à travers la formation d’une nouvelle génération d’ingénieurs disposant de compétences de haut niveau, capables d’accompagner les mutations rapides que connaît le secteur agricole dans la région Souss-Massa et particulièrement dans la province de Chtouka-Aït Baha.
Cette nouvelle institution constitue ainsi un apport important au dispositif de formation spécialisée dans la région, en contribuant à la préparation de compétences capables d’accompagner le développement des différentes chaînes de production dans les industries alimentaires, de renforcer la recherche scientifique et d’intégrer les technologies les plus récentes afin d’améliorer la qualité et la sécurité des produits alimentaires.
Elle entend également contribuer à faire face aux exigences croissantes de la concurrence dans le secteur et aux différents défis auxquels sont confrontées les entreprises opérant dans les domaines agricole, agroalimentaire et industriel.
Pour cette première année universitaire, 73 étudiants et étudiantes ont rejoint l’établissement. Ils bénéficient de formations théoriques et pratiques couvrant plusieurs spécialités liées aux industries alimentaires, aux techniques de biotechnologie, au contrôle de la qualité, à la sécurité environnementale des produits, ainsi qu’à la recherche scientifique dans le domaine agroalimentaire.
Ces formations sont assurées par des enseignants et des experts spécialisés, avec une approche combinant enseignement théorique, applications pratiques et ouverture sur les réalités du secteur professionnel.
La cérémonie a également été marquée par une visite des différents espaces, infrastructures et unités de formation théorique et pratique de l’établissement.
À travers cette nouvelle école, l’Université Ibn Zohr entend renforcer l’offre universitaire dans la province de Chtouka-Aït Baha, notamment dans les domaines de la formation technique et de l’ingénierie spécialisée, tout en accompagnant les besoins croissants du marché de l’emploi et en mettant à la disposition du tissu économique régional des ressources humaines qualifiées, notamment au profit des entreprises actives dans l’agriculture, les industries de transformation et l’agroalimentaire.