Agadir : 5,2 millions de DH pour un nouveau laboratoire vétérinaire - Actualité Agadir

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6 août 2026 à 15:20

Agadir : 5,2 millions de DH pour un nouveau laboratoire vétérinaire

L’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II mobilise plus de 5 millions de dirhams pour la création d’un laboratoire vétérinaire au sein du Complexe horticole d’Agadir. Cette infrastructure est destinée à devenir un levier majeur pour la recherche au niveau régional.

Dans la continuité de son projet de développement, le Complexe horticole d’Agadir (CHA), relevant de l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II (IAV), lance officiellement le chantier d’une nouvelle structure de pointe. Il s’agit d’un nouveau laboratoire vétérinaire et de ses dépendances. Ce projet s’intègrera dans un écosystème d’appui qui englobe plusieurs structures.

Ce chantier vise à renforcer le positionnement du complexe en tant que hub horticole international, notamment à travers la ferme expérimentale (couvrant 23 hectares) et l’incubateur des porteurs d’agrobusiness. Le projet intègre également un laboratoire d’analyse, une unité recherche et développement, ainsi qu’un centre d’excellence adossé à un consortium pour la recherche, le développement et l’innovation.

À noter également la création de la société de développement régional «Innovation agricole». Cette dernière est le fruit d’un partenariat entre le CHA et le Conseil régional Souss-Massa. L’enveloppe budgétaire globale pour l’exécution des travaux de ce projet de laboratoire vétérinaire et de ses dépendances est de 5,2 MDH.

Une assiette foncière de l’ordre de 2.900 m²

Le projet sera réalisé sur une assiette foncière de quelque 2.900 m² au sein du complexe horticole d’Agadir. Selon la consultation architecturale liée à sa conception, la finalité est de concevoir un bâtiment fonctionnel, capable d’abriter de multiples composantes. Il s’agit aussi d’intégrer ses évolutions dans le temps tout en prenant en considération l’accès et l’implantation du projet. L’objectif est de l’intégrer harmonieusement dans son environnement et de bien gérer ses liaisons tant avec ses annexes qu’avec les différents bâtiments avoisinants et les voies existantes.

En se référant au programme physique de ce laboratoire vétérinaire, l’ossature du projet repose principalement sur une salle de dissection et une salle d’autopsie. Autour de ces zones centrales gravitent des unités de diagnostic spécialisées, notamment un service de pathologie, un laboratoire de banque de tissus, une unité d’imagerie et un laboratoire d’anatomie, garantissant ainsi une chaîne analytique complète et intégrée. La gestion post-mortem sera assurée par un atelier des os et un ossuaire spacieux tandis qu’une chaîne du froid est déployée à travers trois chambres froides distinctes et un local de stock biologique dédié. La sécurité environnementale est au cœur de la consistance du bâtiment, intégrant des locaux pour le traitement des déchets, dangereux et non dangereux, complétés par un abattoir et un magasin de matériel de dissection, en plus d’autres services.

Parallèlement au volet architectural, l’élaboration des études techniques et relatives au suivi des travaux de construction a été lancée. L’objectif est de livrer un dossier d’exécution, couvrant l’ensemble des corps d’état indispensables à un environnement de recherche en plus de l’avant-projet détaillé au dossier de consultation des entreprises. Un autre volet porte sur le contrôle et l’optimisation des études techniques et des travaux. Cette opération consiste à établir la notice de sécurité et l’approbation des études techniques ainsi que le contrôle des travaux, et ce, jusqu’à leur réception définitive.


Source : leseco