Pollution industrielle à Anza : Amzazi fixe un an pour délocaliser les usines, retrait des autorisations et fermeture pour les contrevenants - Actualité Agadir

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16 octobre 2026 à 14:21

Pollution industrielle à Anza : Amzazi fixe un an pour délocaliser les usines, retrait des autorisations et fermeture pour les contrevenants

Le wali Saïd Amzazi a présidé le 15 octobre 2026 une réunion sur les nuisances industrielles à Anza, fixant un délai d'un an pour transférer les unités concernées vers la zone industrielle de Drarga.

Dans une démarche ferme pour traiter les problèmes environnementaux qui préoccupent les habitants d'Anza et des zones voisines, Saïd Amzazi, wali de la région Souss-Massa, gouverneur de la préfecture d'Agadir Ida-Outanane, a insisté sur la nécessité de passer du diagnostic à la mise en œuvre effective des solutions, en fixant un délai maximal d'un an pour transférer les unités industrielles concernées vers la zone industrielle de Drarga, et en affirmant que des mesures légales strictes seront prises à l'encontre des contrevenants, pouvant aller jusqu'au retrait des autorisations et à la fermeture.

Cette annonce a été faite lors d'une réunion présidée par le wali le jeudi 15 octobre 2026 au siège de la wilaya de la région Souss-Massa, en présence du président du Conseil de la région, du vice-président de la commune d'Agadir, des représentants des services administratifs et techniques et des autorités locales, ainsi que des opérateurs industriels concernés.

La réunion était consacrée aux répercussions environnementales et sanitaires des émissions et odeurs industrielles dans la zone d'Anza, notamment celles provenant des unités de production de farine de poisson, qui font l'objet de plaintes continues des habitants en raison de leur impact sur la qualité de vie à Anza, Aourir et dans les zones voisines, ainsi que sur l'attractivité touristique de la ville d'Agadir.

M. Amzazi a souligné que le traitement de ce dossier exige que tous les intervenants assument leurs responsabilités et respectent strictement leurs obligations légales et environnementales, avec l'adoption de mesures correctives urgentes, un calendrier clair et la mise en place de mécanismes efficaces de contrôle et de suivi pour garantir l'application des décisions prises.

La réunion a abouti à l'adoption de trois mesures essentielles. La première consiste à dépêcher immédiatement une commission spécialisée pour effectuer des visites de terrain dans les unités industrielles concernées, afin de constater leurs conditions de fonctionnement, de relever les dysfonctionnements environnementaux et de déterminer les mesures et travaux nécessaires pour éliminer les sources de pollution et de nuisance.

La deuxième mesure oblige les unités industrielles à régulariser leur situation environnementale, en créant et en équipant des stations de prétraitement des eaux usées et des rejets industriels, et en adoptant des systèmes efficaces de traitement des odeurs et des émissions gazeuses, conformément aux normes et à la réglementation en vigueur.

À cet égard, il a été souligné que le non-respect de ces obligations entraînera l'adoption des mesures légales et administratives nécessaires, pouvant aller jusqu'au retrait des autorisations et à la fermeture des unités contrevenantes, conformément aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur.

La troisième mesure prévoit le transfert de l'ensemble des unités industrielles concernées de la zone d'Anza vers les zones industrielles aménagées de Drarga, dans un délai maximal d'un an, en application des engagements prévus par la convention d'accompagnement conclue à cet effet.

Non au déplacement de la pollution d'Anza vers d'autres zones

Parallèlement à la décision de transfert des usines, la réunion a insisté sur la nécessité d'équiper les nouveaux sites d'accueil des infrastructures et installations environnementales nécessaires, notamment les systèmes de traitement des eaux usées et des émissions industrielles, afin de garantir que les sources de pollution ne soient pas déplacées vers d'autres zones et que les mêmes problèmes environnementaux ne se reproduisent pas.

Il a également été souligné que les responsabilités des différents intervenants doivent être définies avec précision et que les engagements doivent être assortis de délais d'exécution clairs, avec une évaluation et un contrôle réguliers pour vérifier le respect par les unités industrielles des mesures décidées.

Ces décisions répondent aux préoccupations des habitants, qui réclament depuis longtemps des solutions radicales et durables au problème des odeurs et des émissions industrielles, compte tenu des défis que posent ces activités en matière de protection de l'environnement et de santé publique, et de la nécessité de concilier les exigences du développement industriel et la préservation de la qualité de vie.

La réunion ouvre une nouvelle étape dans la gestion de ce dossier, placée sous le signe de la mise en œuvre des engagements dans les délais fixés, l'enjeu principal étant désormais de traduire les décisions en actions concrètes qui mettent fin aux souffrances des habitants et aux sources de nuisance et de pollution.

Le véritable test de ces décisions reste leur application sur le terrain et le respect du délai d'un an fixé pour la délocalisation des unités industrielles, consacrant un principe essentiel : le développement économique et l'investissement industriel ne doivent pas se faire au détriment de la santé des citoyens, de la préservation de l'environnement et de l'attractivité touristique de la ville d'Agadir.